Dans une vidéo diffusée en direct sur ses réseaux sociaux, Camille Makosso s’est affiché avec deux cartes estampillées « Foto-Presse », laissant entendre qu’il était photographe reporter et journaliste. Une présentation qui a suscité la réaction de l’UNJCI.
L’organisation, présidée par Jean-Claude Coulibaly, rappelle dans son communiqué que la loi ivoirienne ne reconnaît qu’un seul document : la CIJP. Toute autre carte, quelle que soit sa provenance, ne donne en aucun cas accès au statut de journaliste professionnel.
Makosso absent des fichiers officiels
Après vérification, le nom de Camille Makosso n’apparaît ni dans la liste des détenteurs de la CIJP, ni dans les registres de l’UNJCI. Il ne peut donc être considéré comme journaliste au sens de la loi, et encore moins comme membre de l’organisation.
L’UNJCI a mis en garde contre toute usurpation de titre, un délit sanctionné par la réglementation en vigueur, et prévient qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires en cas de récidive.
Le rappel à la loi
Créée en 1991, l’UNJCI est la faîtière des organisations professionnelles de médias en Côte d’Ivoire. Elle œuvre à la défense des intérêts des journalistes et veille au respect des règles encadrant la profession.
La CIJP, délivrée par la Commission Paritaire d’Attribution, est le seul document officiel valable. De couleur vert et blanc pour les journalistes et orange et blanc pour les professionnels de la communication, elle est attribuée après examen d’un dossier prouvant une activité régulière et rémunérée dans le secteur de l’information. Les cartes brandies par Camille Makosso, à dominante bleue, ne correspondent donc à aucun format légalement reconnu.
En rappelant les règles, l’UNJCI veut protéger la crédibilité du métier de journaliste en Côte d’Ivoire. Un signal fort pour dire que, face aux dérives de certains influenceurs, la carte de presse ne s’improvise pas, elle se mérite.
D.D.