couplée à une Journée portes ouvertes.
Cette rencontre, placée sous le thème « L’importance du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) face aux défis de l’employabilité », s’est voulue un cadre d’échanges entre étudiants, formateurs et entreprises. Organisée sous forme de forum, elle a été marquée par des témoignages inspirants, des panels de discussion, des échanges directs avec les recruteurs ainsi que des visites de stands.
Le BTS, un pont entre formation et emploi
Dans son allocution, le directeur général de Poincaré Bouaké, Dr Marcellin Konan Kouakou, a salué la présence des partenaires institutionnels, des enseignants, des entreprises et des étudiants venus prendre part à cette initiative.
Selon lui, cette activité constitue « un rendez-vous stratégique pour l’institution et pour l’avenir des apprenants ». Il a également rappelé que le Brevet de technicien supérieur (BTS) occupe une place essentielle dans le système de formation, en servant de passerelle entre l’enseignement secondaire et l’insertion professionnelle. 
Des résultats encourageants pour l’établissement
Au cours de la cérémonie, des données relatives aux performances académiques ont également été présentées. Le taux de réussite national au BTS en 2025 s’élève à 40,48 %, tandis que l’Institut Henri Poincaré affiche un taux de 51,08 %.
Ces résultats traduisent, selon les responsables de l’établissement, une volonté de renforcer la crédibilité et la qualité de la formation dispensée.
Le défi de l’employabilité des jeunes diplômés
Au-delà des résultats académiques, les intervenants ont insisté sur la nécessité de mieux préparer les étudiants à leur insertion professionnelle. « Nous ne pouvons pas nous contenter de former pour former. L’objectif final reste l’insertion socioprofessionnelle de nos étudiants », a souligné le directeur général.
Il a par ailleurs évoqué les transformations profondes qui affectent aujourd’hui le marché du travail. Mondialisation, digitalisation, intelligence artificielle et évolution technologique redéfinissent progressivement les compétences recherchées par les entreprises.
Selon les données présentées lors de la rencontre, le taux de chômage des jeunes diplômés en Côte d’Ivoire est estimé à environ 15 %, contre 2,6 % pour l’ensemble de la population active. Une situation qui met en lumière une inadéquation persistante entre la formation et les besoins du marché du travail, contribuant notamment au sous-emploi et au développement du secteur informel.

Une responsabilité partagée entre plusieurs acteurs
Face à ces défis, les responsables de l’établissement ont appelé à une mobilisation collective impliquant l’État, les entreprises, les institutions de formation et les jeunes diplômés eux-mêmes.
« Il s’agit d’appréhender la question des mutations et de l’employabilité à travers l’action conjointe de quatre acteurs majeurs : l’État, l’entreprise, l’institut de formation et les jeunes diplômés du public comme du privé », a expliqué Dr Marcellin Konan Kouakou.
Au terme de cette rencontre, les responsables de l’ESSECT Poincaré Bouaké ont exhorté les étudiants à s’adapter aux mutations technologiques et aux nouvelles exigences du monde du travail. Pour eux, rester employable passe par l’actualisation régulière des compétences, l’anticipation des évolutions des métiers et une capacité permanente d’adaptation.
Pour plusieurs étudiants présents, cette initiative constitue également une opportunité de rencontrer directement les entreprises et de mieux se préparer à leur future insertion professionnelle.
À travers ces Journées de l’emploi, l’ESSECT Henri Poincaré entend ainsi contribuer à rapprocher davantage le système de formation des réalités économiques et à offrir de meilleures perspectives d’avenir aux jeunes diplômés.
Demostaine DJE.