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Bouaké : la 4e édition du concours de slam « J’aime Mon École » consacre les talents de la parole engagée

Bouaké : la 4e édition du concours de slam « J’aime Mon École » consacre les talents de la parole engagée

L e Centre culturel Jacques Aka a vibré au rythme des mots et de l’engagement scolaire, mercredi 20 mai 2026, à l’occasion de la finale de la 4e édition du concours de slam « J’aime Mon École ». Organisée autour du thème « Les mots pour sauver l’école de ses maux », cette compétition inter-écoles a réuni élèves, encadreurs, partenaires et acteurs culturels dans une ambiance marquée

par la créativité et la sensibilisation citoyenne.

Au terme des prestations, les meilleurs candidats ont été récompensés par des trophées, des lots didactiques, des enveloppes et des diplômes d’honneur.

CCAJ-BKE-les laureats

Doumbia Koura Latifa sacrée meilleure slameuse

La jeune Doumbia Koura Latifa, élève en classe de cinquième au Collège Moderne Jeunes Filles, a remporté le premier prix de cette édition. Émue, elle a exprimé sa gratitude envers ses parents et son professeur pour leur accompagnement tout au long de la compétition. « Vraiment je suis fière de moi, mais tout ça c’est grâce à maman et papa. Et puis j’ai beaucoup étudié et grâce à mon professeur, on est arrivé là », a-t-elle déclaré.

La deuxième place est revenue à Zabo Gondo Sephora, élève du Collège l’Émergence. Très enthousiaste, la candidate a salué le soutien de son entourage malgré les difficultés rencontrées durant le concours. « Avant, ça n’a pas été facile pour moi parce qu’il y a eu tellement de choses qui se sont passées, mais par la grâce de Dieu, tout s’est bien passé », a-t-elle confié.

Le troisième prix a été décroché par Abou Karamoko, élève du Groupe scolaire Les Bergers 2. Le jeune slameur a expliqué avoir travaillé son articulation et son expression orale pour améliorer ses performances.

Le concours a également récompensé les acteurs de l’encadrement. Le prix du meilleur encadreur a été attribué à Koffi Bertran du Groupe scolaire Les Bergers 2, tandis que le prix du meilleur établissement d’accueil est revenu au Groupe scolaire Mohamed V.

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Un concours devenu incontournable dans le Gbêkê

Chef du bureau des arts et de l’animation culturelle au Centre culturel Jacques Aka et président du comité d’organisation du concours, Kané Souleymane a retracé l’évolution de cette initiative lancée en 2021.

Selon lui, le projet est né de la volonté de promouvoir les talents scolaires à travers le slam, sous l’impulsion de l’acteur culturel bouakéen Ouattara Bafoury. Après une première édition jugée encourageante, les organisateurs ont décidé de pérenniser l’événement en raison de son impact positif sur les élèves et les établissements scolaires. « On a vu qu’il y avait des talents dans les écoles. Ça donne de la visibilité aux écoles et cela permet aux élèves eux-mêmes de se sensibiliser », a-t-il expliqué.

Au fil des éditions, plusieurs problématiques scolaires ont été abordées, notamment l’incivisme, la drogue et la cybercriminalité en milieu scolaire. Cette année, le thème choisi a permis aux candidats de dénoncer différents maux qui fragilisent l’école ivoirienne.

Pour cette 4e édition, le concours a enregistré la participation de 16 établissements scolaires, contre une dizaine lors des précédentes éditions. Une ouverture qui a permis d’intégrer des localités environnantes comme Diabo et Djébonoua.

Des perspectives ambitieuses pour les prochaines éditions

Kané Souleymane a également annoncé des perspectives ambitieuses pour les prochaines éditions, avec notamment la réduction de la durée des présélections et l’organisation de la finale en pleine année scolaire afin de mobiliser davantage de public.

Il a par ailleurs insisté sur la volonté des organisateurs de faire de cette compétition un événement culturel majeur dans la ville de Bouaké, avec l’appui progressif de nouveaux partenaires et sponsors.

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Le Centre Jacques Aka engagé pour l’épanouissement des jeunes

De son côté, le directeur du Centre culturel Jacques Aka, Adamu Sidy Abdoul Razack, a salué l’implication de l’ensemble des acteurs ayant contribué à la réussite de cette édition. Il a notamment rendu hommage aux encadreurs, aux jurys, au comité d’organisation ainsi qu’aux partenaires qui accompagnent progressivement cette initiative culturelle et éducative.

« Cette compétition porte une ambition très forte : offrir aux jeunes un espace d’expression libre, créatif et valorisant, encourager la pratique du slam et contribuer à notre niveau à modifier l’école ivoirienne », a-t-il soutenu.

À travers cette 4e édition, le concours « J’aime Mon École » confirme ainsi son ancrage dans le paysage culturel et éducatif de la région de Gbêkê. Entre promotion de l’excellence, éveil des consciences et valorisation de la parole des jeunes, les organisateurs ambitionnent désormais de faire de cette compétition une véritable fête annuelle de la jeunesse scolaire ivoirienne.

Démostaine et Alphonse Kouamé

Reportage TV de la cérémonie : 

 

D. Démostaine
D. Démostaine

Démostaine est Journaliste Reporter Images (JRI). Avec plusieurs années d’expériences dans le domaine de la communication et des médias, il s’engage à fournir une information fiable, vérifiée et accessible à tous. Passionné par l’écriture et le reportage de terrain, Démostaine a collaboré à divers projets. Contact : (+225) 07 58 90 42 43

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