Cette session de renforcement des capacités visait à familiariser les futurs membres de la cellule ainsi que les agents municipaux avec les notions essentielles liées au genre et à leur fournir les outils nécessaires à la gestion de cette nouvelle structure. « Une cellule genre est une structure mise en place pour coordonner les activités en lien avec le genre au sein d’une administration publique ou privée. En l’occurrence, ici, elle permettra de coordonner toutes les actions relatives au genre au sein de la mairie de Bouaké », a expliqué Fernande Carole Gniondy née Godon, sous-directrice chargée du renforcement des capacités à la Direction du Genre et de l’Équité du MFFE.
Selon elle, cette formation avait également pour objectif de permettre aux participants de mieux comprendre le concept de genre ainsi que le rôle et les missions de la cellule appelée à être installée. « C’est une formation sur le concept lui-même, sur la cellule, son rôle et ses missions », a-t-elle précisé.
Deux modules pour mieux appréhender les enjeux du genre
La formation s’est articulée autour de deux principaux modules. Le premier a porté sur la connaissance du concept de genre, son évolution ainsi que les avancées enregistrées par la Côte d’Ivoire dans ce domaine. Les participants ont notamment été sensibilisés aux engagements pris par l’État ivoirien à travers les différentes conventions internationales et aux progrès réalisés en matière de promotion de l’égalité des chances et de l’équité.
Les formateurs ont également mis en lumière les performances enregistrées par la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest dans le domaine du genre, ainsi que les récentes initiatives portées par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant.
Le second module était consacré au guide d’installation et de fonctionnement des cellules genre. Les participants ont été instruits sur la structuration de la cellule, les responsabilités de ses membres, les stratégies de plaidoyer, la planification des activités, la communication, la sensibilisation ainsi que l’élaboration des plans de travail.
« Il fallait donner cet outil aux nouveaux membres afin qu’ils puissent conduire efficacement les actions de la cellule et réaliser les analyses nécessaires au niveau de la mairie de Bouaké », a souligné Fernande Carole Gniondy née Godon.
Une initiative en phase avec la vision de « Bouaké Nouveau »
Présente à cette séance de formation, la 5e adjointe au maire de Bouaké, Ouattara Fanta, a salué une initiative qui répond à la volonté du maire Amadou Koné de promouvoir davantage l’inclusion et le bien-être au sein de l’administration municipale.
« Je suis très heureuse que cette cellule voie le jour parce que c’est le souhait du maire Amadou Koné. Il a voulu que sa mairie dispose d’une cellule genre pour le bien-être de ses agents et de la population. C’est un honneur pour nous de voir ce projet se concrétiser aujourd’hui », a-t-elle déclaré.

Revenant sur la formation en elle même, en prélude à l'installation de ladite cellule, elle a attesté que cela leur permettra de mieux se préparer à l'accueil et à la gestion de cette nouvelle cellule afin d'aboutir demain à une direction pour le bien-être de la municipalité et de la population.
Poursuivant, elle a ajouté que le projet s’inscrit pleinement dans la vision de développement portée par le concept de « Bouaké Nouveau », qui place l’amélioration de la gouvernance locale et le bien-être des populations au cœur de l’action municipale.
À travers cette initiative, la mairie de Bouaké entend renforcer la prise en compte de l’approche genre dans son fonctionnement et ses politiques publiques, tout en contribuant à la promotion de l’égalité des chances et de l’inclusion sociale au niveau local.
D.D et E.K