À leur arrivée, les agents font une découverte particulièrement préoccupante. L’enfant, âgée de 11 ans, est retrouvée vivant dans un espace insalubre, vêtue d’un sac de riz. Son état physique laisse apparaître des traces de violences répétées.
Un état de santé jugé alarmant
Selon les premiers constats, la fillette présente des lésions visibles sur le corps. La partie inférieure de son visage, notamment la bouche, les lèvres et les joues, montre des atteintes graves, avec des cicatrices épaisses ayant altéré la structure de sa bouche. Son état nécessite une prise en charge médicale urgente.
Amoikan met en cause sa grand-mère, âgée de 72 ans, qu’elle désigne comme l’auteure des violences. Interpellée puis conduite au poste de police, cette dernière reconnaît avoir infligé ce qu’elle qualifie de « corrections ». Elle affirme que la fillette lui aurait été confiée afin d’être « délivrée » de supposés esprits. Un proche parent présent au domicile confirme l’existence de mauvais traitements.
Une prise en charge judiciaire et sociale engagée
Face à la gravité des faits, le Procureur de la République ordonne le placement de l’enfant à la Maison de l’Enfance de Bouaké, où elle bénéficie désormais de soins médicaux, d’un suivi psychosocial et d’un encadrement éducatif adapté.
La mise en cause a été placée en garde à vue et devra répondre de ses actes devant la justice.
Cette intervention s’inscrit dans le cadre des actions du Comité national de surveillance (CNS), présidé par Dominique Ouattara, en faveur de la protection du couple mère-enfant.
Au-delà de ce cas, cette affaire relance le débat sur les violences faites aux mineurs et rappelle l’importance du signalement de toute situation susceptible de mettre un enfant en danger.
Démostaine DJE.