Interpellé début janvier 2026, Jean-François Kouassi avait été placé sous mandat de dépôt à la suite de publications et d’actions publiques dénonçant de présumées irrégularités dans l’organisation de certains concours de la fonction publique. Ces initiatives avaient conduit à son arrestation lors d’un sit-in organisé devant le ministère de la Fonction publique.
Une décision rendue par le tribunal
Le lundi 26 janvier 2026, le tribunal de première instance d’Abidjan l’a reconnu coupable de « dénonciation calomnieuse » et « atteinte à l’ordre public ». La juridiction l’a condamné à quinze jours de prison ferme, huit mois de prison avec sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 500 000 francs CFA.
Ayant déjà purgé la totalité de la peine ferme en détention provisoire, l’étudiant a été remis en liberté le lendemain de la décision judiciaire.
Une audience significative sur les réseaux sociaux
Âgé de 32 ans, Jean-François Kouassi dispose d’une audience importante sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok et Facebook, où il est suivi par plusieurs centaines de milliers d’abonnés. Il y diffuse régulièrement des contenus relatifs à l’actualité sociopolitique et aux questions de gouvernance.
À l’issue du procès, la défense de Jean-François Kouassi a indiqué envisager un recours en appel contre la décision rendue. L’affaire continue de susciter l’intérêt de l’opinion publique, dans un contexte marqué par les débats récurrents sur la transparence des concours administratifs et le respect de l’ordre public.
Par ailleurs, une cagnotte de soutien a été lancée le 27 janvier 2026 sur les réseaux sociaux. Selon des informations relayées le 28 janvier 2026, le montant collecté s’élèverait à plus de 1 734 900 francs CFA. Aucune communication officielle n’a, à ce stade, précisé l’affectation détaillée des fonds.
E. Kuyo