Ces responsables politiques, impliqués dans l’organisation de la marche du Front commun PDCI–PPA–CI prévue le samedi 9 août à Yopougon, avaient été convoqués par le service des enquêtes générales. Si les raisons officielles de cette convocation restent floues, il leur avait été demandé de se présenter accompagnés de leurs avocats, conformément à l’article 90 du Code pénal.
19 heures d’interrogatoire
Dans une vidéo publiée peu après sa sortie, Dia Houphouët, visiblement éprouvé, est revenu sur cette longue audition débutée à 10h du matin pour se terminer à 5h le lendemain. « Ça n’a pas été facile », a-t-il reconnu, avant de remercier tous ceux qui leur ont témoigné leur soutien : « Merci à tous ces Ivoiriens qui ont prié pour nous, qui sont restés éveillés jusqu’à l’aube. Nous avons ressenti tout cet appui. »
Cette convocation intervient à un moment stratégique, alors que l’opposition prépare activement une marche pacifique pour réclamer des élections transparentes, justes et inclusives. Prévue à Yopougon, la mobilisation s’inscrit dans un contexte tendu : plusieurs figures politiques, dont Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Tidjane Thiam, ont été écartées de la course présidentielle suite à des décisions judiciaires contestées.
Pour Dia Houphouët, l’objectif reste clair : maintenir la mobilisation. Il appelle les militants du PDCI-RDA et du PPA-CI à se rassembler massivement le samedi 9 août sur l’axe Saguidiba–Ficgayo. « C’est le moment de montrer au monde que nous sommes debout. »
Un appel à la paix et au dialogue
Le député de Yopougon insiste : « Cette marche sera pacifique. Nous voulons seulement montrer que les Ivoiriens aspirent à un dialogue sincère, à une élection ouverte à tous, dans la paix. Et que le meilleur gagne. »
A.K pour LEWI 24