Doropo : Embuscade près de la frontière, trois officiers pris pour cible par un commando encagoulé
A une quinzaine de kilomètres de la frontière burkinabè, trois officiers ivoiriens ont été violemment pris pour cible par un groupe d’hommes encagoulés. L’attaque, menée à Doropo, a semé la panique sur l’axe et relance les préoccupations sur la sécurité dans cette zone sensible du Nord-Est.
Selon des sources sécuritaires, deux agents des Eaux et Forêts circulant à moto et un officier de la Douane en retour de mission ont été surpris par cinq individus armés. L’embuscade a été tendue au carrefour Dandédouo-Sotchoudouo, un point stratégique situé à seulement 13 kilomètres de la frontière.
Les assaillants, équipés d’armes lourdes (fusils d’assaut et calibres 12) ont immédiatement immobilisé les officiers avant de prendre le contrôle du carrefour.
Un véhicule civil également pris dans le piège
Au moment où l’attaque se déroulait, un véhicule transportant six employés d’une entreprise a surgi sur les lieux. Pris au dépourvu, ils ont été interceptés à leur tour.
Cinq d’entre eux ont pu s’enfuir in extremis, mais le sixième a été rattrapé, passé à tabac et dépouillé de son téléphone. Le commando a ensuite poursuivi son opération sans rencontrer de résistance.
Une fuite organisée et un mode opératoire maîtrisé
Après leur forfait, les assaillants ont tiré en l’air pour couvrir leur retrait, une stratégie de diversion qui a renforcé la panique tout en facilitant leur fuite.
Le groupe s’est ensuite évaporé dans la brousse, direction Bayana, à moto. Cette retraite rapide, combinée à une parfaite maîtrise des lieux, complique la traque engagée par les forces de défense et de sécurité.
Une enquête activée dans une zone sous tension
Les autorités ont immédiatement lancé une enquête pour identifier et neutraliser les auteurs de cette attaque.
Des patrouilles et dispositifs de recherche ont été renforcés dans tout le périmètre frontalier, régulièrement exposé aux risques liés aux mouvements criminels transfrontaliers.
Aucune revendication n’a été enregistrée pour l’heure, mais les premiers éléments orientent vers un groupe armé opérant dans la région.
Cette attaque met une nouvelle fois en lumière la vulnérabilité des axes du Nord-Est et rappelle l’urgence de renforcer la sécurité des agents en mission dans les zones frontalières. Une préoccupation qui, au regard de ces récents événements, devient plus pressante que jamais.
Alphonse Kouamé
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