Un projet d’envergure réalisé en trois ans
Débuté en septembre 2022, achevé et réceptionné en août 2025 dans le respect du calendrier d’exécution initial de 36 mois, le projet a coûté 15 milliards de francs CFA. Ce joyau architectural du savoir a été financé en grande partie, soit à 85 %, par la banque Exim Bank de Chine. La mise en œuvre a été assurée par le groupe AVIC International, sous la supervision du BNETD.
Sur une surface totale de 20 hectares mise à disposition, le lycée occupe environ 7,7 hectares. Le reste est réservé à l’extension du site.

Des infrastructures modernes et adaptées
« Il comprend 23 bâtiments modernes, dont un bâtiment administratif en R+1 avec un amphithéâtre et une bibliothèque, trois bâtiments de type R+1 servant d'internats pour les étudiants, sept résidences d’assistance pour le personnel, un centre d'activités et un bâtiment d'enseignement de 28 classes. La surface utile des bâtiments est de 14 770 m². Sa capacité d'accueil est de 1 000 apprenants, dont 250 internes », a déclaré Kinapara Coulibaly, directeur général du BNETD.
Il a ajouté que « l’ensemble est doté d’équipements pédagogiques, de matériels techniques de pointe et d’espaces de vie adaptés ». Selon lui, ce lycée n’est pas seulement un centre du savoir, mais une véritable locomotive pour le développement local et la création d’emplois.
Sept filières pour répondre aux besoins du marché
Dans le dispositif du lycée nouvellement construit, comme celui de Yamoussoukro inauguré le vendredi 3 octobre 2025, le lycée professionnel multisectoriel de Diabo offre sept filières de formation : la mécanique générale, la chaudronnerie-soudure, la maintenance mécanique et agricole, l’élevage, le BTP et enfin la transformation et le contrôle qualité en industrie alimentaire.
« Les diplômes préparés sont de deux types : le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) et le brevet de technicien (BT) », a précisé Koffi N’Guessan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle.

Un symbole de fierté pour la région de Gbêkê
Dès l’entame de son propos, Assahoré Jacques Konan, président du Conseil régional du Gbêkê et ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, a tenu à saluer ses parents pour leur mobilisation et leur contribution à la mise en œuvre de cette infrastructure.
Il a également déclaré que ce lycée n’est pas « une simple infrastructure », mais « un monument dédié à la jeunesse, un symbole de l’avenir […] Avec ses capacités, sa modernité et ses équipements de pointe, ce lycée est la deuxième plus grande et la plus belle infrastructure de ce type en Côte d'Ivoire ».
Un tremplin pour l’emploi et la modernisation industrielle
Pour le Premier ministre Robert Beugré Mambé, ce lycée représente une véritable chance pour la jeunesse et pour le pays. « Parce que les formations qui seront développées ici ouvrent l'accès aux industries ivoiriennes. Et les jeunes filles et les jeunes gens qui vont sortir d'ici ne vont pas chômer du tout, parce que la Côte d'Ivoire en a besoin », a-t-il déclaré.
Selon lui, cet édifice répond à trois grandes préoccupations : l’accès à des formations débouchant sur l’emploi direct, la facilitation du recrutement pour les industriels et la modernisation de l’industrie ivoirienne.
Il faut noter que cette réalisation s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de construction de sept établissements de formation professionnelle à travers le pays. Tout comme pour l’ensemble de ce programme, une mission d’assistance à la maintenance et à l’exploitation sur quatre ans a été mise en place pour garantir le bon fonctionnement des infrastructures. Après Diabo, cap sur la ville de Botro.
D. Demos