Depuis le 1er octobre, un texte présenté comme officiel s’est largement diffusé en ligne. Il portait la signature attribuée au président de la Transition du Mali, en sa qualité de président en exercice de la Confédération des États du Sahel. Ce document proclamait le « retrait définitif et sans délais » du Burkina Faso, du Mali et du Niger du système monétaire du Franc CFA.
Le contenu d’un faux communiqué
Dans des termes très virulents, le texte dénonçait le Franc CFA comme une « monnaie coloniale » et un « instrument de domination et de pillage économique ». Le prétendu communiqué annonçait aussi la création prochaine d’une monnaie commune des trois pays, censée symboliser une nouvelle étape de souveraineté après la « reconquête politique et sécuritaire ».
La mise au point des capitales sahéliennes
Rapidement, les autorités des trois États membres de l’AES ont démenti formellement cette annonce. Aucune décision de retrait du Franc CFA n’a été prise à ce stade. Les gouvernements du Burkina Faso, du Mali et du Niger appellent à la vigilance face à la circulation de documents falsifiés visant à semer la confusion dans l’opinion publique nationale et internationale.
Si la question monétaire reste un sujet récurrent dans les débats politiques de la région, l’AES n’a pas encore franchi le pas d’une rupture avec le Franc CFA. L’épisode illustre toutefois la sensibilité du dossier et l’attention qu’il suscite, sur fond de tensions entre les pays sahéliens et leurs partenaires traditionnels.
E. Kuyo