Une intervention qui intervient après sa distinction comme meilleur acteur du développement local, lors d’une cérémonie organisée par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP).
Pour le responsable de la Protection sociale, la conscience professionnelle doit guider le travailleur, quelle que soit sa fonction ou la localité dans laquelle il exerce. Il invite notamment les jeunes agents à ne pas attendre d’être constamment contrôlés pour accomplir correctement leurs missions.
« Quelle que soit la localité où on vous envoie, vous devez travailler, travailler pour vous-même, travailler pour la nation, travailler pour la Côte d’Ivoire », a-t-il exhorté.

Travailler même en l’absence de contrôle
Selon lui, l’éloignement des centres de décision ne doit en aucun cas conduire au relâchement professionnel. Certains travailleurs pourraient être tentés de moins s’investir lorsqu’ils pensent que leur activité n’est pas directement suivie par leur hiérarchie. « Il y en a qui viennent, comme ils sont à l’intérieur, ils ne savent pas qu’ils sont suivis, qu’ils s’amusent ou qu’ils ne travaillent pas convenablement », a-t-il relevé.
Au-delà du contrôle administratif, Sib Gotouré invite ainsi les jeunes travailleurs à s’interroger régulièrement sur la qualité du service rendu et sur les résultats obtenus. Une démarche qui doit, selon lui, permettre à chacun de mesurer sa contribution au fonctionnement de son service et au développement de la nation. « On doit se poser la question, en fin d’année, de savoir si on a bien fait ce qu’on devait faire », a-t-il déclaré. Cette exigence de responsabilité individuelle constitue, à ses yeux, l’un des fondements de la conscience professionnelle.
Pour lui, le travailleur doit chercher à bien accomplir sa mission, non seulement parce qu’il est observé ou évalué, mais surtout parce qu’il en a la responsabilité. « Quand on a la conscience professionnelle, quelle que soit ce qu’on fait, on doit tout mettre en œuvre pour bien le faire », a-t-il insisté.

La reconnaissance comme fruit de l’engagement
Ce message intervient dans un contexte particulier pour Sib Gotouré, qui vient d’être distingué au niveau local pour son engagement dans le développement de Gbêkê par le Mouvement ivoirien pour la légalité, l’ordre et le progrès (MILOP) le même jour à Bouaké. Lors de la cérémonie organisée au Stade de la Paix de Bouaké, plus de 70 acteurs et autorités de la région ont été distingués. Parmi les personnalités reconnues figuraient notamment le président du Conseil régional de Gbêkê, Jacques Assahoré Konan, le préfet de région et préfet du département de Gbêkê, Tuo Fozié, ainsi que des responsables des forces de défense et de sécurité, des chefs coutumiers et religieux et des acteurs de la société civile.
Sib Gotouré a, pour sa part, reçu la médaille Jacques Assahoré Konan du meilleur acteur du développement local. Une distinction qu’il a accueillie avec fierté et reconnaissance, tout en rendant hommage à ceux qui ont contribué à son parcours professionnel.

Une deuxième reconnaissance après celle de 2025
Cette distinction locale vient s’ajouter à une reconnaissance obtenue au niveau national en 2025. Sib Gotouré avait alors reçu la médaille de chevalier de l’Ordre du mérite de la Fonction publique, à Abidjan. Il avait à cette occasion salué la confiance de sa hiérarchie et l'action de la ministre Anne Ouloto, alors en charge de la Fonction publique, qui l'avait inscrit parmi les récipiendaires.
Pour lui, ces deux distinctions constituent avant tout une reconnaissance d’un engagement professionnel inscrit dans la durée. Elles renforcent également sa conviction que le travail accompli avec sérieux finit par produire des résultats.
À travers son témoignage, Sib Gotouré invite ainsi la jeune génération à ne pas faire de la promotion ou de la distinction l’objectif premier de la vie professionnelle.
Démostaine et E.K