Fruit de la société Robust International SA, l’usine s’étend sur 6 hectares et a été réalisée en seulement 14 mois. Elle ambitionne de devenir un levier de développement local en offrant des emplois stables et en valorisant la production d’anacarde dans la région.
Un projet au cœur de la vision gouvernementale
Lors de la cérémonie, Robert Beugré Mambé a rappelé la stratégie présidentielle : produire massivement, transformer localement et vendre sur les marchés internationaux.
« Une chose est de produire, une autre est de transformer et de vendre », a insisté le chef du gouvernement, soulignant que cette approche vise à garantir la prospérité nationale et à renforcer la compétitivité de la Côte d’Ivoire.
Il a aussi mis en lumière le rôle clé du secteur de l’anacarde : près de 18 000 emplois directs déjà créés, dont 66% occupés par des femmes. D’ici 2030, ces chiffres devraient doubler, renforçant ainsi l’impact social de la filière.
Il a aussi exhorté la jeunesse à se détourner de la violence et à saisir les opportunités qu’offre l’économie agricole, tout en appelant les chefs traditionnels à jouer leur rôle d’accompagnateurs.
Des perspectives économiques ambitieuses
Le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani a annoncé que les capacités de transformation passeront de 600 000 tonnes en 2025 à 800 000 tonnes en 2030. Les exportations d’amandes de cajou pourraient générer plus de 400 milliards de FCFA, soit presque le double des recettes enregistrées en 2024.
De son côté, le ministre du Commerce Souleymane Diarrassouba a rappelé que la politique gouvernementale vise à porter le taux de transformation à 46% d’ici 2026, tout en assurant la compétitivité et l’attractivité du pays pour les investisseurs.
Avec cette usine, la Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans sa marche vers l’autosuffisance économique et la valorisation locale de ses richesses agricoles. À Toumodi, le cajou devient plus qu’une culture : un moteur d’emplois et de prospérité pour toute une région.
E . Kuyo