Ce témoignage a attiré l’attention du lanceur d’alerte camerounais Jacques Jorel Zang, basé à l’étranger. Dans sa réaction, il souligne deux choses.
Premièrement, selon lui, c’est seulement après avoir été directement touché que l’homme réalise l’ampleur des défaillances du système. « Avant, c'était : Je ne fais pas de politique, ce n’est pas mon problème », commente Zang, pointant une forme d’indifférence générale.
Deuxièmement, il déplore que certains Camerounais, bien qu’eux-mêmes victimes, refusent de dénoncer publiquement les dysfonctionnements par peur ou conformisme, allant jusqu’à demander le silence à ceux qui osent parler.
« On ne s’indigne que lorsque l’on est personnellement touché », dit Zang, en appelant à une prise de conscience collective : « Ce régime n’épargne personne. Il faut cesser d’attendre d’être victime pour réagir. »
Il conclut en regrettant la souffrance de cet homme et d’autres victimes, mais affirme que tant que les citoyens ne se mobilisent pas, les choses ne changeront pas au Cameroun.
E. Kuyo pour LEWI 24