à la cérémonie officielle d’ouverture des Journées de la recherche, de la valorisation et de la coopération (JRVC) de l’UAO, édition 2026, marquant ainsi sa deuxième édition.
Placées sous le thème : « Universitaires, société civile, acteurs institutionnels et économiques : unis pour des solutions concrètes au service d’un développement durable et inclusif », les JRVC visent à repositionner la recherche universitaire comme un levier stratégique au service des populations.

Un thème en phase avec les enjeux contemporains
Pour les autorités universitaires, le thème choisi s’impose comme une nécessité face à « un contexte mondial caractérisé par des mutations profondes où les universités sont appelées à jouer un rôle stratégique dans la production de solutions concrètes au service de la communauté ».
En ouvrant la cérémonie au nom du président de l’UAO, le professeur Kouakou Koffi, le vice-président de l’université, le professeur Gossouhon Sékongo, a insisté sur la nécessité de sortir la recherche de son cadre académique traditionnel.
« La recherche ne saurait demeurer confinée dans les laboratoires ou les bibliothèques. Elle doit irriguer l’action publique, éclairer la décision économique et nourrir le progrès social », a-t-il affirmé.
Pour le vice-président, les défis contemporains ( santé publique, transition écologique, transformation numérique ou encore résilience économique ) imposent une recherche coordonnée et orientée vers l’intérêt général. Il a également souligné que « la connaissance ne prend tout son sens que lorsqu’elle est mise au service de l’humanité ».
Une politique nationale orientée vers l’impact socio-économique
Représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, le professeur Koné Tidiani a salué une initiative en phase avec la politique nationale, qui vise à « passer d’une recherche de production scientifique à une recherche d’impact socio-économique ». Il a rappelé que la Côte d’Ivoire a fait le choix stratégique de placer la recherche, l’innovation et la valorisation au cœur de son développement, notamment à travers la loi de mai 2023 encadrant le secteur.
Selon lui, plusieurs réformes structurantes sont en cours, dont le projet d’appui à l’enseignement des sciences, de la technologie et de l’innovation (ANESTI), le renforcement des programmes nationaux de recherche (PNR) et la mise en place de mécanismes d’incitation fiscale pour encourager le secteur privé à investir dans la recherche. Il a également mis en avant les investissements de l’État dans les infrastructures scientifiques, citant notamment le Centre national de calcul, les instituts spécialisés et le projet d’Agence spatiale ivoirienne.

La valorisation de la recherche, un impératif partagé
Les deux intervenants ont convergé sur un point essentiel : la valorisation des résultats de la recherche constitue désormais un impératif. Pour les autorités universitaires comme gouvernementales, une connaissance non partagée ou non exploitée demeure inachevée.
Dans cette dynamique, les JRVC apparaissent comme un espace stratégique de dialogue et de collaboration. Elles visent à renforcer les passerelles entre universités et entreprises, tout en favorisant l’émergence de solutions innovantes directement exploitables par l’économie nationale.
Des passerelles entre université, jeunesse et monde économique
En réunissant une diversité d’acteurs autour de la science et de l’innovation, l’Université Alassane Ouattara entend assumer pleinement sa mission de formation, de recherche et de service à la société. Depuis la première édition, l’institution s’emploie à bâtir des passerelles durables entre savoir académique et besoins concrets du pays.
Les activités des JRVC s’étendent sur trois jours, avec un programme structuré autour de plusieurs axes. En prélude, une journée de sensibilisation a été organisée, ce lundi 4 mai, dans des établissements scolaires de Bouaké. L’objectif était de susciter l’intérêt des élèves pour les filières scientifiques, technologiques, d’ingénierie et de mathématiques.

Les deux journées suivantes, les 5 et 6 mai, sont consacrées aux activités scientifiques et aux rencontres avec les partenaires. Il s’agit notamment de mettre en lumière la richesse et la diversité des travaux de recherche menés à l’UAO et dans les institutions partenaires.
Ces échanges visent également à favoriser la création de projets collaboratifs, à renforcer les dynamiques de coopération et à faciliter l’accès aux financements. L’ambition est de faire émerger des partenariats concrets entre le monde académique et les acteurs économiques et institutionnels.
À travers les JRVC 2026, l’Université Alassane Ouattara affirme sa volonté de faire de la recherche un outil au service du développement local et national. En favorisant le dialogue entre science et société, l’institution entend contribuer à l’émergence de solutions innovantes adaptées aux réalités du territoire.
Démostaine