Ingénieur des Ponts et Chaussées âgé de 67 ans, Ahoua Don Mello place la souveraineté économique et politique au cœur de son programme.
« Nous avons décidé de nous battre pour la souveraineté. La souveraineté économique est le fondement de la création d'emplois. La vie est chère parce que la richesse qui est créée en Côte d'Ivoire ne nous appartient pas », a-t-il déclaré devant ses partisans venus nombreux à Abidjan.
Pour lui, la souveraineté demeure « le pilier de tout développement », condition indispensable à une véritable indépendance nationale.
Une priorité : réconciliation et démocratie
S’il accède à la magistrature suprême au soir du 25 octobre 2025, Don Mello s’engage à poser un acte fort dès les premiers jours de son mandat.
« La première décision que nous allons prendre, c'est d'abord une loi d'amnistie générale, libérer tous les prisonniers politiques et faire revenir tous les exilés », a-t-il annoncé, avant d’ajouter :
« La deuxième décision que nous allons prendre, c'est de créer un comité de sages. Le rôle de ces sages est d'être des gardiens de la démocratie. Nous voulons la démocratie. Nous voulons la souveraineté et nous voulons le panafricanisme. »
Ce double engagement traduit, selon lui, sa volonté de tourner la page des divisions politiques pour instaurer un climat de confiance et de paix durable.
Rendre hommage à Laurent Gbagbo et réformer la CEI
Le candidat du mouvement souverainiste a également tenu à saluer la contribution de l’ancien président Laurent Gbagbo à la démocratie ivoirienne :
« Nous devons réhabiliter le président Laurent Gbagbo qui nous a apporté le multipartisme », a-t-il affirmé.
Dans le même esprit, il a insisté sur la nécessité d’une instance électorale impartiale pour garantir la transparence du scrutin :
« Nous avons besoin d'une commission électorale véritablement indépendante », a plaidé Dr Don Mello.
Des soutiens politiques en consolidation
Au lancement de sa campagne, une dizaine de micro-partis ont officiellement apporté leur soutien à la candidature d’Ahoua Don Mello, renforçant ainsi son ancrage dans le paysage politique ivoirien.
Celui-ci entend désormais sillonner le pays pour partager sa vision d’une Côte d’Ivoire libre, unie et résolument panafricaine.
Dans une campagne présidentielle où cinq candidats — Alassane Ouattara, Simone Ehivet Gbagbo, Jean-Louis Billon, Henriette Lagou et Ahoua Don Mello — s’affrontent pour la magistrature suprême, le message du candidat du triptyque « souveraineté, panafricanisme et démocratie » se veut celui d’un retour aux fondamentaux : l’indépendance réelle au service du peuple ivoirien.
E. Kuyo