Face aux téléspectateurs, l’ancienne ministre de la Famille, de la Femme et de l’Enfant a clairement affiché ses ambitions : « Si je suis élue, on passe tout de suite à 50% de représentativité. »
Pour elle, le quota de 30 %, fixé par la loi de 2019, a atteint ses limites et ne reflète plus les aspirations actuelles des femmes ivoiriennes. Elle propose une véritable parité dans « tous les domaines », appelant les femmes à saisir cette occasion historique pour « rétablir l’équilibre entre les sexes ».
Un combat de longue date pour l’égalité
Henriette Lagou se souvient du long chemin parcouru : « Ce combat, nous l’avions commencé depuis longtemps. J’étais alors ministre de la Famille quand ce combat a commencé. On n’avait pas de pourcentage du tout. Et puis nous avons pu obtenir les 30%. »
Mais pour la candidate du GP-PAIX, il est temps de passer à la vitesse supérieure. « Si nous, femmes, nous ne sommes pas aux instances de décision, nous ne serons pas prises en compte », a-t-elle martelé, déterminée à hisser les femmes au cœur du pouvoir.
Une ambition nationale assumée
Forte de son expérience politique et de son engagement pour la cause féminine, Henriette Adjoua Lagou ne cache pas ses intentions : « Je suis candidate pour toute la Côte d’Ivoire. Je suis candidate pour être présidente de la République le 25 octobre 2025. »
À travers cette déclaration, elle place la question de la parité au centre de son projet de société.
Alors que la loi ivoirienne peine encore à imposer le seuil minimal de 30 % de femmes dans les assemblées élues, Henriette Lagou propose un changement de paradigme : une Côte d’Ivoire où les femmes ne se contentent plus d’un quota, mais partagent pleinement le pouvoir.
E. Kuyo