Mercredi 24 septembre au soir, Affi N’Guessan a confirmé qu’il devait être entendu par les enquêteurs dans le cadre de la plainte déposée la veille contre X. L’invalidation de sa candidature par le Conseil constitutionnel, qui a rejeté ses parrainages pour non-conformité en est la cause.
Le leader du FPI conteste fermement cette décision et affirme que les pièces transmises au Conseil constitutionnel diffèrent de celles qu’il avait déposées auprès de la Commission électorale indépendante (CEI).
Un nombre de parrains controversé
Selon Affi, son dossier comportait 44 000 parrains répartis dans 20 régions, et non 46 000 sur 33 régions comme indiqué dans la version examinée par le Conseil constitutionnel. Il rejette également l’accusation de 21 000 signatures frauduleuses figurant dans ce dossier modifié.
« Le document utilisé pour invalider notre candidature n’est pas celui que nous avons déposé », a-t-il insisté, dénonçant une « manipulation frauduleuse » des données par la CEI.
Une alerte sur le processus électoral
Au-delà de sa propre candidature, l’ancien Premier ministre élargit le débat en critiquant l’ensemble du processus électoral. Il évoque un audit interne de la liste électorale qui aurait révélé « des millions d’inscriptions irrégulières », et dénonce la composition « déséquilibrée » de la CEI.
Il prévient qu’un scrutin organisé dans ces conditions pourrait mener à une impasse politique : « Ce processus électoral, s’il va jusqu’au bout, risque de plonger notre pays dans un conflit grave. »
Cette convocation intervient à un mois de la présidentielle du 25 octobre 2025, dans un climat déjà tendu par l’invalidation de plusieurs candidatures issues de l’opposition. Pour Affi N’Guessan, cette affaire dépasse sa personne : il y voit un enjeu crucial pour la transparence et la crédibilité du scrutin.
E. Kuyo