Exactement trois ans après la chute d’Alpha Condé, renversé par Mamadi Doumbouya, la Guinée s’apprête à franchir une nouvelle étape. Le texte proposé vise à remplacer la charte de transition, adoptée dans l’urgence après le putsch, par une Constitution destinée à rétablir les institutions républicaines.
Des millions d’électeurs attendus, l’heure du choix
Plus de 6,5 millions de Guinéens, sur une population estimée à 14,5 millions d’habitants, sont appelés à voter. Dans les bureaux de vote, la question est simple mais lourde de conséquences : « oui » ou « non » à une nouvelle Loi fondamentale censée stabiliser le pays et renforcer l’État de droit.
Une transition sous pression
Le référendum est suivi de près, tant par les partenaires internationaux que par les forces politiques locales. Si certains y voient une opportunité de sortir de l’impasse, d’autres redoutent que ce processus ne soit instrumentalisé pour prolonger la transition.
Quoi qu’il en soit, ce scrutin restera comme une date clé de l’histoire récente du pays. En se prononçant sur cette nouvelle Constitution, les Guinéens ont l’occasion d’écrire une nouvelle page et, peut-être, de refermer définitivement celle du coup d’État.
E. Kuyo