Santé mère-enfant : Bodo et Tiassalé renforcent leur offre avec deux unités “mère kangourou”
L a Côte d’Ivoire poursuit l’intensification de ses actions en faveur de la santé maternelle et infantile, avec en ligne de mire les engagements à l’horizon 2030 : réduire significativement la mortalité maternelle, prévenir les décès évitables chez les nouveau-nés et les enfants de moins de cinq ans, et abaisser le taux de mortalité néonatale.
C’est dans cette dynamique que deux nouvelles unités de soins “mère kangourou” ont été officiellement mises en service le jeudi 16 avril 2026 dans le district sanitaire de Tiassalé. L’inauguration, conduite par le professeur Soro Kountele Gona, directeur de cabinet adjoint représentant le ministre de la Santé, s’est tenue à l’hôpital Saint-Jean-Baptiste de Bodo ainsi qu’à l’hôpital général de Tiassalé. Avec ces nouvelles installations, le pays porte désormais à 25 le nombre total d’unités opérationnelles, réparties entre Abidjan et l’intérieur.
Une stratégie qui porte ses fruits
Les résultats enregistrés ces dernières années témoignent de l’efficacité de cette approche. Entre 2019 et 2025, les équipes médicales formées ont pris en charge 7 741 nouveau-nés dans ces unités spécialisées, sauvant la vie de 7 053 d’entre eux, soit un taux de succès estimé à 91 %. Une performance qui conforte la pertinence de cette méthode centrée sur le contact peau à peau et un suivi rapproché des bébés prématurés ou de faible poids.
Un appui déterminant des partenaires
La mise en place de ces nouvelles unités s’inscrit également dans un partenariat étroit avec les organisations internationales. L’appui de UNICEF et de UNFPA a permis non seulement l’ouverture des sites de Bodo et Tiassalé, mais aussi la mise à disposition de médicaments essentiels, notamment la carbétocine thermostable et l’acide tranexamique, utilisés dans la prise en charge des hémorragies post-partum.
Le représentant résidant de l’UNICEF en Côte d’Ivoire, Jean-François Basse, a réaffirmé l’engagement des partenaires techniques et financiers à accompagner les efforts du gouvernement. Il a insisté sur l’importance d’une prise en charge intégrée du nouveau-né, fondée sur des pratiques éprouvées, respectueuses et centrées sur l’humain.
Un engagement salué au niveau local
Sur le terrain, les responsables sanitaires se félicitent de ces avancées. Le directeur de l’hôpital Saint-Jean-Baptiste de Bodo, Jean-Pierre Chenel, a salué la mobilisation conjointe des autorités, des partenaires et des équipes soignantes, qui contribue à améliorer concrètement la prise en charge des mères et des enfants.
À travers ces nouvelles infrastructures, le gouvernement ivoirien réaffirme sa volonté de rapprocher les services de santé des populations, en particulier des plus vulnérables, et de consolider les acquis dans la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale.
Alphonse Kouamé
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