
Un projet issu de la coopération ivoiro-française
Fruit du Contrat de désendettement et de développement (C2D) signé entre la Côte d’Ivoire et la France, ce chantier marque le premier investissement culturel financé dans ce cadre. Il s’inscrit dans une dynamique visant à :
- démocratiser l’accès des populations aux infrastructures culturelles,
- faciliter l’insertion des jeunes dans les filières artistiques et créatives,
- réduire les inégalités hommes-femmes dans le secteur culturel,
- structurer les acteurs du domaine, notamment ceux issus de l’informel.

Un projet à fort impact économique et social
Selon Dominique Kouamé, responsable de la cellule de suivi du C2D Culture, la culture constitue l’un des piliers stratégiques du Plan national de développement 2020-2025, qui mise sur l’industrialisation et le développement des industries créatives pour accélérer la transformation économique.
La réhabilitation du Centre culturel Jacques Aka absorbera 70 % du budget global, tandis que 20 % seront dédiés à l’accompagnement et à la structuration des industries culturelles et créatives. Enfin, une enveloppe de 1,1 milliard de F CFA sera réservée au suivi et à la coordination du projet.
Des experts locaux et internationaux interviendront dans le cadre d’actions de formation, d’incubation et d’assistance technique. Au moins 20 % des bénéficiaires seront issus de Bouaké et 35 % seront des femmes. L’objectif est de porter la contribution des industries culturelles et créatives au PIB de 4,3 % en 2024 à 6,2 % en 2030.

Un engagement fort pour la jeunesse
La ministre Françoise Remarck a réaffirmé la volonté de son département de rapprocher la culture des populations et d’en faire un levier d’emplois, notamment pour les jeunes :
« La culture n’est pas seulement un espace d’expression, c’est aussi une opportunité de développement économique et social. »
Ce projet, inscrit dans le 3ᵉ C2D, bénéficie d’un financement global de 11,3 milliards de F CFA, conformément à la convention signée le 11 septembre 2024.
Avec la réhabilitation du Centre Jacques Aka, Bouaké s’apprête ainsi à redevenir un carrefour culturel majeur, au service de la créativité et de la cohésion sociale.
Démostaine D.